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Comment financer la création de son entreprise en 2026 ? Aides, prêts et solutions de financement

Photo du rédacteur: FranceDocs
FranceDocs
7 sept.
9 min de lecture

Créer son entreprise demande souvent plus qu’une bonne idée. Il faut parfois acheter du matériel, constituer un stock, financer un véhicule ou un local, investir dans la communication ou simplement disposer d’une trésorerie suffisante pour tenir pendant les premiers mois d’activité.


Et c’est souvent à ce moment qu’une question devient centrale :


Comment financer son entreprise lorsqu’on ne dispose pas de tout le capital nécessaire ?




Image 1 – personne travaillant sur son budget avec ordinateur et calculatrice



Bonne nouvelle : l’apport personnel et le prêt bancaire ne sont pas les seules possibilités. En 2026, un créateur d’entreprise peut, selon sa situation, bénéficier d’aides, conserver une partie de ses allocations chômage, obtenir un capital de départ ou encore solliciter différents dispositifs de financement.


Voici les principales solutions à connaître avant de lancer votre activité.




Commencez par déterminer combien vous devez réellement financer


Avant de rechercher une aide ou de demander un prêt, il faut connaître précisément les besoins financiers de votre projet.


Le budget de création ne se limite pas aux frais d’immatriculation de l’entreprise.


Selon votre activité, vous devrez éventuellement financer :


  • le matériel et les équipements professionnels ;

  • un véhicule ;

  • l’achat d’un stock ;

  • un local et son dépôt de garantie ;

  • un site internet et des outils numériques ;

  • les assurances professionnelles ;

  • les frais de communication et de lancement ;

  • les premières dépenses de fonctionnement ;

  • mais aussi une trésorerie de sécurité pour les premiers mois.


Cette étape permet d'éviter une erreur fréquente : disposer de suffisamment d'argent pour créer l'entreprise, mais pas suffisamment pour la faire fonctionner jusqu'à ce qu'elle génère ses premiers revenus.




Le prévisionnel financier devient alors indispensable


Un prévisionnel permet notamment d’estimer vos recettes, vos charges et vos besoins de trésorerie.


Il permet également de déterminer le montant du financement dont vous avez réellement besoin.


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L’ACRE : réduire ses cotisations sociales au démarrage


L’Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise (ACRE) permet, sous certaines conditions, de bénéficier d’une exonération temporaire d’une partie des cotisations sociales.


Attention : les règles ont changé en 2026.


Depuis le 1er janvier 2026, l’ACRE n’est plus accordée automatiquement. Le créateur ou repreneur éligible doit en faire la demande auprès de l’Urssaf dans les 60 jours suivant l’ouverture de son activité. L’ACRE permet, sous conditions, de bénéficier d’une exonération de certaines cotisations sociales pendant 12 mois.


Pour les autres créateurs ou repreneurs éligibles, l’exonération est également encadrée par le niveau de revenu professionnel et s'applique pendant 12 mois.





Qui peut bénéficier de l’ACRE ?


Le dispositif concerne notamment, sous conditions :


les demandeurs d’emploi indemnisés, certains demandeurs d’emploi non indemnisés, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, certains jeunes créateurs, ainsi que les personnes créant ou reprenant une entreprise dans certaines zones prioritaires.


L’ACRE peut également concerner la création d’une société, notamment une SAS, SASU, SARL ou EURL, sous réserve notamment des conditions relatives au contrôle de la société.


Source officielle :




L’ARCE : recevoir une partie de ses allocations chômage sous forme de capital


Pour un créateur d’entreprise inscrit à France Travail et bénéficiant de l’ARE, l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) peut constituer une source importante de financement.


Au lieu de recevoir chaque mois ses allocations chômage, le créateur peut, sous conditions, recevoir une partie de ses droits restants sous forme de capital.


En 2026, le montant de l’ARCE correspond à 60 % des droits ARE restant à verser, après application d’une déduction de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires.’


Le capital est versé en deux fois :


une première moitié au démarrage ;

la seconde six mois plus tard, à condition notamment que l’activité soit toujours exercée et que le bénéficiaire ne soit pas titulaire d’un CDI à temps plein.


Pour bénéficier de l’ARCE, il faut notamment avoir obtenu l’ACRE.


Exemple


Un créateur qui dispose encore d’un montant important de droits ARE peut ainsi mobiliser une partie de ces droits pour financer :


son matériel ;

son stock ;

un véhicule professionnel ;

son site internet ;

ses premières dépenses ;

ou constituer une partie de son apport.


L’ARCE peut donc être particulièrement intéressante lorsqu’un projet nécessite un investissement important dès le démarrage.


Source officielle :

Service-Public Entreprendre – ARCE




Maintenir son ARE pendant la création de l’entreprise


Recevoir son chômage sous forme de capital n’est pas forcément la meilleure solution pour tout le monde.


Un créateur indemnisé peut également, sous certaines conditions, continuer à percevoir une partie de son ARE tout en développant son entreprise.


Pour les droits ARE ouverts à la suite d’une fin de contrat de travail intervenue à compter du 1er avril 2025, le cumul de l’ARE avec les revenus d’une activité non salariée est en principe limité à 60 % des droits restants au démarrage de l’activité. Sous certaines conditions, les 40 % restants peuvent ensuite faire l’objet d’une demande auprès de l’Instance paritaire régionale de France Travail.


Cette solution peut être intéressante lorsque l'entreprise nécessite peu d'investissements au départ mais que son dirigeant souhaite conserver un revenu régulier pendant les premiers mois.




ARE ou ARCE : comment choisir ?


Schématiquement :


L’ARCE peut être intéressante si vous avez besoin d’argent immédiatement pour financer votre démarrage.


Le maintien de l’ARE peut être préférable si vous avez surtout besoin de sécuriser vos revenus personnels pendant que votre activité se développe.


Les deux solutions répondent donc à des besoins différents et ARE et ARCE ne se cumulent pas entre elles.


Il est préférable de faire une simulation avec France Travail avant de choisir.


Source :




rendez-vous avec une conseillère ou un conseiller bancaire



Le prêt bancaire professionnel


Le crédit bancaire reste l’un des principaux moyens de financer une création d’entreprise.


Une banque peut notamment financer :


  • du matériel ;

  • un véhicule professionnel ;

  • des travaux ;

  • un local ;

  • certains investissements de départ ;

  • ou certains besoins de trésorerie.


Service-Public rappelle que les établissements bancaires restent des interlocuteurs majeurs pour financer une création d’entreprise et que l’obtention du prêt dépend notamment de la solidité du projet, de la capacité de remboursement et des garanties présentées.


Et c’est précisément ici que la préparation du dossier devient déterminante.




Comment convaincre une banque de financer votre projet ?


Demander 20 000 €, 50 000 € ou 100 000 € à une banque sans démontrer comment l’entreprise va générer suffisamment de revenus pour rembourser cette somme a peu de chances d’aboutir.


Le financeur doit comprendre :


qui vous êtes, ce que vous allez vendre, à qui, à quel prix, avec quelles charges et avec quelle rentabilité prévisionnelle.


C’est pourquoi plusieurs documents sont particulièrement importants.


L’étude de marché


Elle permet de démontrer qu’il existe réellement une clientèle pour votre activité et d’analyser vos concurrents.


À lire sur France Docs :


Le business plan


Le business plan présente le projet dans son ensemble : activité, stratégie, marché, modèle économique et prévisions financières.


Service-Public le présente comme un outil permettant notamment de convaincre les banques et les investisseurs de la solidité du projet.


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Le prévisionnel financier


Il traduit le projet en chiffres et permet d’évaluer sa viabilité financière.


À lire sur France Docs :


Le dossier de financement


Enfin, tous ces éléments doivent être présentés de manière cohérente au financeur.


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Le prêt d’honneur


Une autre solution consiste à rechercher un prêt d’honneur.


Il s’agit généralement d’un prêt accordé personnellement au créateur, destiné à renforcer ses fonds propres et à faciliter le financement du projet.


Son intérêt est notamment de pouvoir améliorer le plan de financement avant de solliciter ou de compléter un prêt bancaire.


Des réseaux spécialisés dans l’accompagnement des créateurs et repreneurs proposent ce type de financement.


Le montant et les conditions dépendent du dispositif et de l’organisme sollicité.




Le microcrédit professionnel


Les entrepreneurs qui rencontrent des difficultés pour obtenir un financement bancaire classique peuvent également se tourner vers le microcrédit professionnel.


Cette solution concerne notamment certains projets de petite taille ou des créateurs ayant un accès limité au crédit bancaire traditionnel.


Le financement peut servir à acheter du matériel, constituer un stock ou financer certains besoins nécessaires au lancement de l’activité.


Il convient cependant de vérifier précisément les conditions proposées par l’organisme de financement.




Le financement participatif ou crowdfunding


Le financement participatif permet de solliciter directement un grand nombre de personnes par l’intermédiaire d’une plateforme spécialisée.


Selon le montage retenu, le financement peut notamment prendre la forme de contributions, de prêts ou d’investissements.


Service-Public cite le crowdfunding et les plateformes d’investissement parmi les solutions alternatives pouvant être explorées pour financer une création d’entreprise.


Cette solution peut être particulièrement intéressante pour un projet capable de fédérer rapidement une communauté.




Les investisseurs et business angels


Pour les projets présentant un potentiel de développement important, l’ouverture du capital à des investisseurs peut constituer une autre solution.


Contrairement à un prêt bancaire, l’investisseur apporte des fonds en contrepartie d'une participation au capital de la société.


Cette solution peut permettre de financer une croissance importante, mais elle implique également de partager une partie de la propriété et parfois du pouvoir de décision dans l’entreprise.


Elle concerne donc davantage certains projets structurés en société que les petites activités individuelles.




Ne négligez pas les aides régionales et locales


Toutes les aides à la création d’entreprise ne sont pas nationales.


Les régions peuvent proposer leurs propres dispositifs d’accompagnement à la création et à la reprise d’entreprise. Selon les territoires, l’accompagnement peut notamment porter sur le montage du projet, sa structuration financière ou son développement.


Il peut donc être utile de rechercher les aides disponibles dans votre région avant de finaliser votre plan de financement.




Peut-on cumuler plusieurs financements ?


Dans de nombreux projets, le financement ne provient pas d’une seule source.


Un créateur peut par exemple construire son plan avec :


apport personnel + ACRE + ARCE + prêt d’honneur + prêt bancaire.


Dans une autre situation, le montage pourra plutôt reposer sur :


apport personnel + maintien de l’ARE + microcrédit.


Le bon financement dépend donc du montant nécessaire, du statut du créateur, de ses droits éventuels auprès de France Travail et de la nature du projet.


L’objectif n’est pas de rechercher toutes les aides possibles, mais de construire un financement cohérent et suffisamment sécurisé pour démarrer l’activité.




Quel statut choisir pour créer son entreprise ?


La question du financement est étroitement liée à celle du statut juridique.


Une personne qui souhaite tester seule une activité avec peu d’investissements pourra par exemple envisager la micro-entreprise.


Un projet nécessitant des associés, des investissements importants ou l’entrée future d’investisseurs pourra conduire à envisager une SAS ou une SARL.


Un entrepreneur seul pourra également étudier la SASU ou l’EURL.


Il n’existe donc pas de statut universellement meilleur : le choix doit tenir compte de l’activité, du nombre d’associés, du régime social souhaité, de la fiscalité, du développement envisagé et des besoins de financement.


À lire également :




Vous êtes prêt à créer votre entreprise ?


Une fois votre financement étudié et votre statut choisi, vient l’étape de la création.


France Docs vous propose des packs de création prêts à l’emploi pour vous aider à préparer vos démarches administratives.






Les erreurs à éviter lorsque vous recherchez un financement


Avant de déposer une demande, évitez notamment de :


  • sous-estimer votre besoin de trésorerie ;

  • construire des prévisions de chiffre d’affaires trop optimistes ;

  • oublier certaines charges ;

  • solliciter un financement sans expliquer précisément son utilisation ;

  • présenter des chiffres différents entre le business plan et le prévisionnel ;

  • choisir une aide sans vérifier ses conditions ;

  • attendre d’avoir créé l’entreprise pour vous renseigner sur tous les dispositifs ;

  • confondre financement de l’entreprise et revenu personnel du dirigeant.


Un dossier cohérent inspire davantage confiance qu’un projet présentant des prévisions très ambitieuses mais insuffisamment justifiées.




personnes levant la main pour poser des questions



Questions fréquentes sur le financement d’une création d’entreprise


Peut-on créer une entreprise sans apport personnel ?


Oui, certains projets nécessitent très peu de capital au démarrage. En revanche, pour un projet nécessitant un financement bancaire important, l’absence d’apport peut rendre l’obtention du financement plus difficile. La banque apprécie l’ensemble du projet, sa capacité de remboursement et les garanties disponibles.


Peut-on toucher le chômage et créer une entreprise ?


Oui. Sous conditions, un demandeur d’emploi indemnisé peut notamment choisir entre le maintien d’une partie de son ARE et l’ARCE, qui permet de recevoir une partie de ses droits sous forme de capital.


Quelle est la différence entre l’ACRE et l’ARCE ?


L’ACRE est une exonération temporaire d’une partie des cotisations sociales. L’ARCE correspond au versement sous forme de capital d’une partie des droits ARE restants d'un créateur ou repreneur éligible. Ce sont donc deux dispositifs différents.


Comment financer son entreprise si la banque refuse ?


Selon la situation, il est possible d’étudier d’autres solutions : prêt d’honneur, microcrédit professionnel, financement participatif, investisseurs ou dispositifs locaux. Un refus bancaire peut également être l’occasion de revoir le montant demandé, le prévisionnel ou la structure du plan de financement.



À retenir


Financer une création d’entreprise ne signifie pas nécessairement trouver une seule source d’argent.


Le financement peut être constitué de plusieurs éléments : apport personnel, aides à la création, allocations chômage, prêt bancaire, prêt d’honneur ou financements alternatifs.


La première étape reste néanmoins la même : chiffrer correctement le projet et démontrer sa viabilité.


Une étude de marché sérieuse, un business plan cohérent et un prévisionnel réaliste permettront non seulement de savoir combien vous devez financer, mais également de présenter un projet beaucoup plus solide aux banques et aux autres financeurs.


Sources officielles et ressources utiles


Pour vérifier votre situation personnelle et les conditions applicables :


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